Recommandations à l’usage du randonneur


Randonneurs de leçons !

Les sentiers qui vous sont proposés dans les guides sont balisés et fréquemment utilisés en famille ou individuellement. Les risques de se perdre sont faibles. Cependant, emportez toujours une boussole et une carte IGN et suivez ces conseils :
• Consultez la liste du matériel à emporter
• Ne quittez jamais le sentier forestier car il est alors très facile de se perdre. De plus, en créant de nouveaux passages, vous rendez douteux le véritable tracé.
• Avant de partir, signalez toujours votre itinéraire à une tierce personne ainsi que l’heure probable de votre retour et évitez ensuite de modifier votre programme
• Si un chablis (arbre déraciné) s’est récemment produit sur le parcours et qu’aucun layon de contournement n’a été créé par les randonneurs précédents, soyez très vigilants. Par principe, lorsque vous contournez un obstacle, observez la procédure suivante. Une personne du groupe reste sur le sentier devant l’obstacle, tandis qu’une autre contourne l’obstacle, en ouvrant au besoin, à la machette, un layon de contournement. La personne qui attend ne rejoindra l’autre que lorsque cette dernière aura retrouvé la suite du sentier officiel.
• Si vous êtes parfois confronté à deux layons, il s’agit normalement du layon de contournement et du sentier officiel qui a été dégagé par les équipes d’entretien. Dans ce cas de figure, les layons se rejoignent après quelques mètres.
• Les cartes des guides ne donnent qu’une représentation indicative du parcours. Elles ne doivent en aucun cas être considérées comme un support fiable pour du hors-layon. Se procurer les cartes IGN.
• Toujours avoir avec soi une gourde. Ne pas oublier de déposer un cachet purificateur de type Micropur dans l’eau tirée des criques.
• Lors de la baignade en crique, faire attention aux raies. La solution est de pénétrer dans l’eau lentement en frottant les pieds sur le fond et/ou en sondant le fond avec un bâton.
• Il est prudent d’avoir en permanence, au fond de son sac, une lampe (à dynamo par ex.) ou ampoule basse tension et un petit hamac en nylon. Ça ne pèse rien et ça rassure !
• Utilisez la machette avec modération. En effet, cet outil est la 1ere cause d’accident en forêt. Choisir un modèle avec une poignée anti-dérapante ou améliorer cette poignée en l’entourant d’une cordelette. Un étui est l’idéal.
• En forêt primaire, la canopée retient plus de 95% de la lumière. Il fait déjà très sombre dès 17 h. Privilégiez un départ matinal.
• Munissez-vous d’un sac à dos adapté et confortable. Lors de son achat, vérifiez qu’il est possible d’y insérer une touque «moyenne» (31 cm de diamètre et 42 cm de haut) qui protégera vos affaires des chocs et de l’eau (pluie ou traversée de crique) et vous procurera, le soir venu, un siège appréciable.
• La «touquette», le plus petit modèle (20 cm de diamètre et 24 cm de haut) reste indispensable pour le transport du matériel sensible car sous une bonne pluie tropicale aucun sac à dos classique n’est vraiment étanche.
• La touque : on l’achète chez les épiciers chinois à un prix modique. Elle arrive en Guyane remplie de queues de cochon. A vous de la nettoyer de la saumure qu’elle contient. On peut l’acheter neuve dans les magasins de nautisme.
• Les voitures de locations (hors 4×4) ne sont pas assurées sur les pistes en latérite. En cas d’accident vous y laissez au minimum votre caution.

• Conservez votre matériel photo (numérique ou argentique) sous climatisation ou simplement en touque, avec des sachets de silicagel deshumidificateurs (en vente par ex. chez Casio, rue F. Arago à Cayenne) que vous régénérez en les passant au four.

 

Forêt en général

• En forêt, évitez d’utiliser les arbres pour prendre appui ou vous retenir. Ils cachent souvent des épines ou des fourmis agressives.
• Ne pas se suspendre aux lianes ni aux racines aériennes. Cela provoque souvent la chute de branches mortes suffisamment lourdes pour vous blesser ! • Les expéditions en forêt ne seront pas envisagées à moins de trois personnes pour des raisons de sécurité.
• Le marquage en hors layon peut être balisé par un bout de fil de laine rouge. Bien plus visible qu’une encoche sur un arbre et plus respectueux que le rubalise en plastique.
• Se munir d’un GPS opérationnel même sous couvert forestier et en maîtriser le fonctionnement.

• Boussole : Sachez qu’il n’est pas possible de tenir un cap précis à la boussole en forêt guyanaise. En effet, la densité de la forêt empêche une visée lointaine, véritable critère qui permet une précision satisfaisante du cap.
• De plus, les anomalies géomagnétiques sont importantes. Il faut aussi savoir corriger la déclinaison magnétique (indiquée sur les cartes).
• L’appréciation des distances effectuées est très difficile.


Sur le lieu du bivouac

• N’attendez pas que la nuit commence à tomber pour vous installer et chercher du bois pour le feu. A moins d’être déjà aguerri, votre campement doit être installé et prêt avant de vous asseoir pour un apéro bien mérité.
• Le soir, placez vos chaussures à l’envers sur des piquets et vérifiez-en le contenu avant de les rechausser au matin. Certains vont jusqu’à mettre de la mousse à raser sur les cordes de leur hamac pour barrer le passage aux fourmis. D’autres, tendent sous leur propre hamac, un hamac léger en nylon afin d’y déposer leurs affaires.
• Les chutes d’arbre seraient l’un des rare danger de la forêt. Pour minimiser encore ce risque, évitez de bivouaquer dans la trajectoire d’un arbre trop incliné ou rongé par les termites.
• Puiser l’eau de consommation là où il y a du courant. Purifiez-la à l’aide de cachets de chlore ou faites-la bouillir. Bénigne après une rando d’une journée, une diarrhée aura des conséquences plus graves sur une expé de plusieurs jours : déshydratation, fatigue, progression ralentie…
• Toujours avoir des vêtements secs pour la nuit, stockés dans la touque «Hamac».
• Ne faites pas sécher vos habits trop près du feu pour éviter les irritations dues aux particules de fumée.
• Le marcheur en forêt tropicale humide sera sujet à des problèmes d’échauffement, surtout aux pieds. Prévoyez une pommade contre les champignons et chaque soir, ne dérogez pas au lavage du corps et des vêtements.
• Dès leur apparition, soignez les plaies avec un antiseptique.
• Toujours se ravitailler en eau en amont du bivouac et laver la vaisselle ou vous-même en aval.
• En période de fortes pluies, organisez-vous de sorte qu’une importante montée des eaux ne soit pas dommageable (amarrage du canoë, mise en sûreté des sacs et touques…).

• Les moustiques, vecteurs du paludisme sont surtout actifs à la tombée de la nuit. C’est aussi l’heure de l’apéritif, où la vigilance se relâche. Aussi, prenez le réflexe, après le bain, de vous vêtir d’un pantalon long et d’une chemise à manche longue.
• Privilégiez les lampes frontales avec ampoules à diodes, très économiques énergétiquement. Une position «halogène» peut être pratique pour l’observation de la faune nocturne.


En canoë

• Pour remonter les rivières du littoral sans trop d’efforts, essayer d’utilisez les effets de la marée montante : l’idéal est d’entamer un circuit après 2 ou 3 heures de montant, la force du courant descendant étant atténuée par la montée des eaux en aval.
• Consultez la presse quotidienne ou téléphonez à Météo-France au 05 94 37 83 00 pour connaître les heures de marées ou consultez : www.meteo.gp
• Pour les débutants en canoë, il est conseillé de commencer votre périple à contre-courant. En cas de perte d’une pagaie, d’un coup de fatigue ou de fortes et soudaines précipitations, le retour se fera sans efforts.
• Même si elles vous semblent fragiles, méfiez-vous des branches émergeant de l’eau. Les «cœurs» des bois tropicaux sont très résistants car imputrescibles. Plutôt que de se briser, elles vous déséquilibreront.
• Port du gilet de sauvetage recommandé.
• Les rivières ne sont pas entretenues. De nombreux arbres empêchent souvent la circulation. Munissez-vous d’une machette pour ces obstacles.
• Demandez l’avis de spécialistes sur l’état des criques de Guyane



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